Informations concernant les démarches

de la vente de l’église St-Maxime

 

Avant de vous donner des informations, l’assemblée de fabrique et l’équipe pastorale aimeraient faire une remise en situation :

Nous réalisons de plus en plus l’importance d’avoir de petites communautés à l’intérieur de la grande paroisse la Bienheureuse-Marie-Rose-Durocher.

 

Quand le diocèse a commencé à fermer et vendre des églises sur l’ensemble du diocèse St-Jean-Longueuil, ils ont pensé que les gens s’habitueraient à aller dans un seul lieu. Nous, avec l’expérience de la vente de St-Josaphat, arrivons à la conclusion que les gens aiment se retrouver dans leur petite communauté, leur communauté d’appartenance.

 

Chaque ancienne paroisse, St-Josaphat, St-Maxime et St-Anastase a ses couleurs, ses particularités et en essayant de vouloir amener les gens à un seul endroit, nous pensons que ce n’est peut-être pas la façon de faire communauté.  Nous ne pouvons plus garder nos églises, ça c’est certain, car depuis l’unification des trois paroisses en une seule en février 2003, la paroisse La Bienheureuse-Marie-Rose-Durocher essuie les déficits année après année et cette année ne fera pas exception, les montants sont énormes. Nous croyons qu’il faut penser et faire autrement ensemble, pour le financement de notre paroisse et non miser seulement sur la dîme et la quête comme nous l’avons toujours fait. Vous êtes à même de constater combien les quêtes sont à la baisse depuis quelques années ainsi que la dîme annuelle.

 

Comment à partir de nouveaux lieux plus petits et plus fonctionnels pour différents rassemblements, pouvons-nous être une communauté fraternelle où chaque personne est en coresponsabilité dans la mission et se sent partie prenante ?

 

Le regroupement « Bâtir son quartier » nous apparaît suffisamment sérieux dans ses recherches de financement pour que nous acceptions de prolonger le délai de l’offre d’achat jusqu’au 23 décembre 2016, comme nous vous l’annoncions il y a deux semaines. D’ici là, ils nous fourniront régulièrement l’état de la situation concernant les réponses qu’ils attendent des différentes demandes de subventions. Si tout est concluant au 23 décembre, après les fêtes, nous rencontrerons les locataires de l’annexe en vue de l’éventuel aménagement du sous-sol que nous conservons pour nos besoins pastoraux, spirituels et fraternels, tel qu’annoncé après la messe du 21 juin 2015. Nous n’aurons pas de place dans l’église, mais le regroupement nous a dit que nous aurions la possibilité de louer la grande salle du sous-sol de l’église pour de plus grands rassemblements.

 

Entre-temps, même si l’église n’est pas officiellement vendue, le regroupement prévoit faire une conférence de presse en décembre afin de rallier le plus grand nombre de partenaires possibles et sensibiliser la ville de Longueuil à l’ampleur de ce beau projet.

 

Après les fêtes, nous entamons le processus de vente de l’église St-Anastase et au début de février, nous organiserons un encan silencieux pour nous permettre de liquider les objets et meubles en trop.

 

Voici comment cela fonctionnera : chaque article sera numéroté et les personnes intéressées écriront sur un coupon, leur numéro de téléphone et le prix qu’elles sont prêtes à payer pour obtenir l’article. Les coupons seront mis dans une boîte et à la clôture de l’encan, les objets appartiendront au plus offrant.

 

Notre évêque Lionel Gendron nous appelle à la coresponsabilité et l’assemblée de fabrique ainsi que l’équipe pastorale sont solidaires de cette orientation, mais nous ne pouvons l’accomplir seules. Nous aurons à ajuster notre vision de l’église et nos attitudes dans ces changements nécessaires.

 

Nous nous appuyons sur cette parole forte de Jésus qui nous a dit : « Je suis avec vous tous les jours ».

 

Avec espérance en une mission évangélique

 

Diane Martel-Bariteau pour le comité information

 

PROJET DE VENTE DE L’ÉGLISE SAINT-MAXIME

Le projet de vente de l’église à des organismes communautaires émerge de la pastorale sociale. L’agente qui était là précédemment, Isabelle Béchard a sensibilisé l’équipe pastorale et les membres de la fabrique à vendre à des organismes communautaires plutôt qu’à des intérêts privés. Ella a même interpellé des communautés religieuses, qui ont accepté de donner une aide financière non-négligeable pour effectuer une analyse de faisabilité. C’est dire l’importance d’un tel projet.

Vendre une église, fermer une église ce n’est pas fermer une «bâtisse», mais c’est fermer le cœur d’une communauté c’est-à-dire que l’Église, permet à des membres de la communauté de célébrer les différents cycles de la vie : les naissances, les rites de passages (initiation sacramentelle), les mariages, les décès…

Pour les personnes qui ont vu naître l’église, qui l’ont bâtie, qui participent encore aux célébrations, vendre l’église sera un deuil.  Laisser cet héritage au communautaire, c’est une façon de permettre à la communauté de garder cet héritage vivant puisque le communautaire travaille pour et avec les gens.

En terminant, permettre aux organismes communautaires de garder l’église vivante, ça s’inscrit dans l’enseignement social de l’Église : marcher pour la personne, marcher par amour de la personne, marcher avec la personne.

 

 Par Christiane Lafaille, pour l’équipe pastorale et

l’assemblée de fabrique de la Bienheureuse-Marie-Rose-Duroche

 

UNE CONFÉRENCE DE PRESSE A EU LIEU LE 7 DÉCEMBRE DERNIER À CE SUJET , POUR CONSULTER LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE SUITE À CET ÉVÈNEMENT, CLIQUEZ ICI

 

Photos prises lors de la conférence de presse du 7 décembre 2016